Voltaire et la Condition Humaine

Cette fin de semaine-ci je suis tombé par hasards sur un Poème de Voltaire (notez la majuscule)... mes impressions.
En 1755, à Lisbonne, un tremblement de terre fit plus de 50 000 victimes. Les secousses secondaires dans les consciences Européennes fut tout aussi importantes. Voltaire écrivit un texte qui me résonne (raisonne?) encore.

Le passage qui m'est le plus résonateur:
[...]
Que suis-je, où suis-je, où vais-je, et d'où suis-je tiré?
Atomes tourmentés sur cet amas de boue
Que la mort engloutit et dont le sort se joue,
Mais atomes pensants, atomes dont les yeux,
Guidés par la pensée, ont mesuré les cieux;
Au sein de l'infini nous élançons notre être,
Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
Ce monde, ce théâtre et d'orgueil et d'erreur,
Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur.
[...]

En lisant ces lignes, j'avais l'impression distincte que j'avais sous les yeux un des sommets de la littérature. J'ai découvert en même temps que Voltaire s'intéressa aussi à cette fameuse condition humaine - en fait, quel poète ne s'y intéresse pas dans le fond? J'aurais dû m'en douter!

Voltaire à maintenant et désormais un nouvel admirateur.