Restaurant Tibétain

Un simple dîner dans un restaurant Tibétain, et un engagement plus profond...
Cette semaine, je suis allé manger dans un restaurant Tibétain (OM) sur St-Laurent (Montréal). J'ai goûté des mets spécifiquement Tibétains, incluant le fameux thé au beurre (popularisé, entre autre, dans le film Sept ans au Tibet ... (en passant, si vous comprennez l'anglais, il vous faut voir Kundun ...)). Le serveur était d'une exemplaire politesse. Claire et moi avons quelque peu discuté avec lui. Quand Claire lui a demandé s'il était Tibétain, il a répondu "oui" mais plus tard nous apprenions qu'il était né ici à Montréal et qu'il n'avais jamais été au Tibet... intéressant. Il se sentait et se définissait comme Tibétain sans jamais y avoir mis les pieds. Quelquefois, la culture l'emporte sur la géographie...

Mais malgré le charme de notre serveur (et l'incroyable expérience culinaire - que dis-je, gastronomique - de notre escapade alimentaire - enfin, Claire beaucoup moins apprécié que moi), là n'est point le sujet que je veux amener. Le sujet sur lequel je veux blogger est le Tibet.

Techniquement, nous avons laissé tombé les Tibétains. Quand la Chine (je ne dis pas les Chinois, mais le gouvernement Chinois!) a envahi le Tibet, nous (l'ONU) n'avons rien dit (ou protesté du bout des lèvres seulement). Plus d'un million de Tibétains morts plus tard, toujours rien (un million, c'est 300 fois le World Trace Center!!!). Plus d'un millier de temples bouddhistes, de monastères détruits, nous ne disons rien. Plus de 50 ans d'oppression et d'annihilation culturelle, nous restons inertes. Nous détournons même le regard. Si au moins, il y avait eu du pétrole au Tibet! Mais non, il n'y a que des plaines, des montagnes, des moines et des paysans pacifiques.

Je ne veux pas condamner ni les Chinois (que je respecte au plus haut point), ni même le gouvernement Chinois (qui croît en la validité de ses actes), mais croire que ses actes sont juste n'en font pas de justes actes. Je veux seulement présenter un cas.




Il se nomme Gedhun Choekyi Nyima. Il a, au moment où je tapes ces touches, à peine 14 ans, Il est emprisonné depuis l'âge de 5 ans. Il a été reconnu par le Dalaï Lama comme le 11e Panchen Lama. Ses tortionnaires savent que dans la culture Tibétaine, c'est la Panchen Lama qui désigne le prochain Dalaï Lama après sa mort... Alors contrôler ou usurper le Panchen Lama, équivaut à taire une fois pour toute l'essence et l'âme de la culture Tibétaine.

Allez faire un tour sur www.tibet.ca... et laissez-vous toucher, choisissez. Ensuite, le monde de l'action vous appartient. Que ferez-vous avec ce souffle? Un blog? Une lettre? Du bénévolat? Plus?

Pour ma part, je ne puis rester indifférent au monde dans lequel je vit. Il me faut contribuer un vers (comme écrivait Whitman). Peu de nuits se sont écoulées sans que s'envole une pensée vers Gedhun depuis que je sais son existence. Mais à quoi bon de simples et faciles pensées? Et je me dit que je devrais faire plus... plus... quoi?