Pour une mondialisation équitable

Quelques mesures économiques et politiques - de la part d'un amateur observateur intéressé, inquiet et qui aimerait entrevoir un monde meilleur pour tous.
Je m'intéresse depuis quelque temps à l'économie internationale, à la mondialisation, du point de vue de ces organismes internationaux qui en sont les maîtres d'oeuvre.

Après quelques lectures ici et là, j'en arrive à quelques constats et possibles solutions. Tout en demeurant persuadé d'avoir une vision bien naïve et simpliste de ces questions qui me dépassent, j'ose quand même écrire ces points de réflexion (pour la plupart tirés du livre de Stiglitz que je recommande hautement).

1. Au FMI, seul les États-Unis ont un droit de veto effectif. Il faut corriger cet anachronisme. D'autres pays doivent aussi avoir un droit de veto. Le Japon, l'Inde, La Chine, L'Europe, peut-être même les pays du G7 (G8)...

2. Le FMI fonctionne grace à l'argent des contribuables du monde entier, sans leur redevoir de comptes cependant. Les seuls comptes que doit le FMI est aux Banques Centrales des états. Et ces dernières ne sont assujettis aux contribuables. Il faut créer un organisme au dessus du FMI, auquel doit se justifier le FMI. Les objectifs de ce supra-organisme est non seulement la croissance économique mondiale, mais la survie de l'espèce, les respect des droits humains, la dignité
humaine, la justice sociale, le respect de l'environnement, la distribution équitable et juste des richesses, la croissance technologique, scientifique et sociale et les redevances envers les générations futures.

3. Le libéralisme économique doit être régi par des lois et mesures sociales et humaines avant tout. Autrement, c'est l'enrichissement éhonté de quelques uns au détriment de tous les autres qui prime. Des mesures telles que des plafonds (ou de sérieux facteurs amortissants) de revenus et de possessions personnels et corporatifs, des jumelages entres pays riches et pays pauvres (ce qui pourrait aller jusqu'au jumelage entre villes et quartiers), une taxe à la spéculation
ajoutant ainsi une inertie au transfert des capitaux spéculatifs et procurant ainsi une marge de sécurité aux fluctuations économiques et politiques des pays plus démunis, l'ajustement des droits de douanes (mesure purement protectionniste) en fonction du PIB et de la richesse des pays (OMC, il te faut établir et faire respecter des règles!), etc.

4. La sacro-sainte souveraineté nationale doit aussi être remise en question. Quand un pays délinquant bafoue les drois humains ou l'environnement par exemple, les répercussions sont maintenant reconnues comme globales. Le role de l'ONU est politique mais le politique sans bras d'exécution n'a aucune pertinence. À l'ONU doit se joindre une force internationale dont le rôle est de faire appliquer les politiques et les résolutions de l'ONU au même titre que de maintenir l'ordre mondial. L'idée de la globalisation fait en sorte que les mécanismes et les modèles de gestion et de maintenance de l'ordre jusqu'alors appliqué aux échelles nationales doivent maintenant s'étendre à une échelle plus globale.

5. Les actions et décisions du FMI et de la Banque Mondiale sont fortement influencées par leur dirigeants. La direction du FMI et de la Banque Mondiale doit provenir non seulement de l'Europe et des États-Unis (respectivement, comme c'est le cas depuis leur fondation) mais aussi des pays que ces organismes sont supposés desservir. De plus, le curriculum des dirigeants devrait au moins afficher une connaissance au moins théorique et au mieux pratique, des pays en développement. Une rotation ou une élection, suite à une mise en candidature contrôlée, à l'assemblée générale de l'ONU pourrait remédier en partie à ce problème.

6. Certains organismes internationnaux sont plutôt opaques. Des mesures doivent être prises pour rendre transparentes les décisions prises et à venir des organismes tels le FMI, l'OMC, et la Banque Mondiale. La transparence doit s'exercer via des observatoires économiques indépendants qui rendent compte directement à l'assemblée générale de l'ONU. Ces observatoires doivent avoir leurs publications librement accessibles et le mandat de ces observatoires est de s'assurer que les organismes sous surveillance sont en accord dans l'esprit et dans la lettre avec leur objectifs et raison d'être respectifs et de dénoncer toute déviation avec les buts ultimes de l'ensemble des organismes internationaux énoncés précédemment (second paragraphe).

Je m'arrête ici pour l'instant. Il me faut maintenant me réveiller.