Divagation sur la poésie

La lecture de quelques poèmes de mon crû me font réfléchir sur l'essence même de ce qu'est la poésie.
Ce soir je relisait certains des poèmes que j'ai jadis composés. Il ne sont pas si éloignés dans le temps il est vrai, mais combien ils le sont dans l'espace de mon esprit - et en même temps, ils sont toujours moi.

Je relisais "Le Cercle", probablement mon poème publié le plus mystique. Il est toujours d'actualité. Il est toujours moi. Mais je me souviens l'avoir écrit dans les moments les plus sombres de ma vie. D'ailleurs, la plupart de mes poèmes ont été écrit alors que la lumière était nécessaire - mais absente. Ils ont été écrit alors que ma plume était guidée pas la faible lueur de l'espoir que le bonheur allait un jour me faire présent d'une aurore contenant la promesse d'une belle journée de printemps.

Tous mes poèmes présentent cette lueur d'espoir. Quand tout s'éteint, la moindre clarté devient dominante et combien réconfortante. Et cette clarté, je le réalise ce soir, fait partie de mon être. Peut-être est-ce en fait une soif de vivre, mais je crois que c'est plus. Cette vacillante flamme est la Vie elle-même qui s'exprime. C'est ce qui fait la différence entre l'inanimé et le vivant, c'est ce qui a fait faire à Guillaumet ce qu'aucun animal n'aurait fait. Je suis moi aussi un Guillaumet.

Ce qui s'exprime par des poèmes, aucune autre forme littéraire ne saurait l'exprimer. Le poème, de par la sonorité de ses rimes, par ses intonations, par le choix de mots logiquement obscurs, permet d'exprimer une émotion directe et de la transmettre d'un être humain à un autre. Le poème n'est pas cérébral. Il s'adresse directement au coeur. Finalement, il ne fait que retourner là d'où il est issu.

Lecteur, es-tu capable de poésie?