Montée de lait financière

Quand je regarde les principes de bases nourrissant les décisions gouvernementales et d'affaires, il me semble qu'un seul paramètre persiste dans l'équation: le facteur économique.
Il m'est de plus en plus clair que nous vivons dans un monde trop monochromatique.

Quand je regarde les principes de bases nourrissant les décisions gouvernementales et d'affaires, il me semble qu'un seul paramètre persiste dans l'équation: le facteur économique. L'argent.

Combien de décisions sont basées sur, avant tout, le facteur économique?
"On ne doit pas réduire les émissions des gaz à effet de serre, cela affecterait trop l'économie!"
"Il est économiquement plus avantageux de jeter que de récupérer."
"Il faut jeter des milliers de litres de lait pour conserver les valeurs du marché."
"La guerre est le nerf de l'économie."
Et combien d'autres exemples?

Quand la seule valeur par laquelle sont jugées les actions humaine est économique, alors ce qui est optimisé, c'est l'économie. Le problème est que ceci se fait au détriment des autres facteurs: la qualité de la vie des êtres humains, le bonheur, la santé, l'éducation, la sécurité... Et nous assistons à des horreurs: des êtres humains qui meurent de froid dans nos villes industrialisées et technologiquement avancées, des milliers d'enfants qui meurent d'avoir bu de l'eau impropre à la consommation alors que nous dépensons des milliard de dollars pour un avion de chasse, et quoi d'autre?

Les grands financiers de ce monde font une erreur qui me semble d'envergure planétaire - et qui peut conduire directement à l'extinction de notre espèce - ils optimisent un seul paramètre; l'économie. Et ce facteur est totalement artificiel en plus! Et son optimisation isolée et unique ne peut que mener à l'épuisement des ressources de notre planète et à la sur-exploitation des êtres humains et des machines que nous construisons en ce sens.

Comment pouvons-nous, au minimum, inclure une notion de survie, ou de renouvellement qui accompagnerait le facteur sacré de l'économie?

Idéalement, j'aimerais voir un équilibre entre l'optimisation des paramètres suivants (et dans l'ordre): bonheur, éducation, sagesse, santé et richesse.

Intéressant que le facteur économique arrive bon dernier! mais à quoi bon avoir une économie qui va on ne peut mieux si nous étouffons dans une atmosphère polluée et toxique? À quoi bon une économie ronflante et en croissance constante si nous nous suicidons pas faute de manque de sens? À quoi bon l'échange actif de capitaux et le plein emploie au prix d'une civilisation humaine en crise, en guerre ou en extinction?

Que voulons-nous réellement en tant qu'espèce? Voulons-nous vraiment nous draper dans l'illusion d'un bien-être aussi irréel que futile qu'une chose financière prospère? Il me semble que l'orchestre qui jouait "plus près de toi mon Dieu", sur le pont du Titanic, se foutait pas mal des pourboires des passants...

La Chine devient une puissance économique.La planète pourra-t-elle supporter un tel poids: supporter les désirs et les rêves de milliards d'individus en proie à l'avoir, la puissance et le contrôle? Clairement non.

Le facteur économique est loin d'être le seul à optimiser. Si c'est le cas, nous "mourrons de faim sur une montagne de ferraille", comme disait l'autre.