MBTI dynamique?

La personnalité profonde d'un individu peut-elle réellement changer?
Vous connaissez le MBTI (Myers-Briggs Type Indicator)? Un cadre de référence pour comprendre les mécanismes de la pensée et de la personnalité. Après avoir lu quelque temps et m'être pratiquement évalué, je réalise quelque chose d'étrange. Il semble qu'une transformation radicale et profonde de ma personnalité s,est effectuée en moi au cours des dernières années. Non pas que je l'ignorais, mais le MBTI vient me confirmer objectivement ce fait.

Je me suis soumis moi-même à une évaluation en essayant de répondre comme je l'aurais fait il y a 5 ou 10 ans (car je me souviens parfaitement mes pensées et mes comportements...), ensuite j'ai recommencé, et ai répondu comme je le ferais aujourd'hui. Je réalise avec stupéfaction que je suis passé de ESTJ à INFP.

J'imagine que les événements dramatique de mon histoire récente sont responsables d'une telle transition. Mais on m'a dit récemment qu'habituellement, les changements de personnalité ne peuvent qu'être légers dans une vie. Je ne crois pas (pour être poli).

L'être humain est, avant tout - et c'est ce qui a fait qu'il a survécu - adaptable. Il m'a fallu m'adapter à ma nouvelle condition, et les cataclysmes émotifs ont probablement fortement affecté ma personne en profondeur pour me laisser dans un état personnel fondamentalement très différent de qui j'étais jadis. En fait, je crois que je peux comprendre mes aléa. Sans trop savoir encore exactement pourquoi (je cherche encore), quand j'avais 12 ou 13 ans, une profonde transformation de ma personnalité s'est effectuée. De l'INFP bouc émissaire docile et inoffensif que j'étais, je me suis mis à m'affirmer, sans équivoque. En fait, je me suis tellement affirmé que je décidai alors de quitter le séminaire (qui me destinait à la prêtrise) et les pressions familiales intenses ne me firent point changer d'avis mais me raffermirent plutôt dans ma décision. La suite de ma vie est du type ESTJ - mes études, mes participations à toutes les activités estudiantines possibles (télévision scolaire, journal étudiant, sports, social, argumentations chiantes, toujours avoir raison...). Jusqu'à 33 ans, où une suite d'événements majeurs me firent perdre pied, amenèrent à une déconstruction profonde de ma personnalité. J'ai dû alors me rebâtir, en mode survie, à partir du faible signal inné qu'il me restait... INFP.

Bien sûr il y a des résidus 'géologiques' de qui je fut. Bien sûr il y a les habitudes, les déformations professionnels et personnels, et les réflexes. Mais, avec le temps, j'essaie de plus en plus de devenir qui je suis maintenant - et de comprendre et accepter cette nouvelle âme. J'ai eu cette chance. À moi maintenant de décider ce que j'en ferai.