Manichéisme

Malheureusement, on n'a pas appris à l'école comment éviter de souffrir et comment être heureux - alors on essais par tout plein de moyens, souvent très maladroits, d'y arriver.
J' ai décidé il y a quelques années de ne pas séparer le monde en gentils et méchants (il y a tout plein d'autres nomenclatures possibles: bien et mal, noir et blanc, sauvés et damnés, anges et démons, etc.). Au lieu, je tente de regarder toutes les personnes que je croises comme étant des êtres humains qui, comme moi, tentent d'éviter de souffrir et d'être heureux.

Malheureusement, on n'a pas appris à l'école comment éviter de souffrir et comment être heureux - alors on essais par tout plein de moyens, souvent très maladroits, d'y arriver.

Certains pensent que le pouvoir sur les autres, ou l'argent, va les empêcher de souffrir, ils pensent même que de faire mal aux autres est une forme de coup préventif pour empêcher autrui de leur faire du mal... Ils ne réalisent pas que les autres, c'est aussi eux. Quand on fait mal aux autres, on fini toujours par se faire mal à soi-même. C'est inexorable.

Quelquefois, ils ne savent tout simplement pas qu'ils nous font du mal tant leur quête de bonheur les rend égoïstes et aveugles aux autres... Ils ne savent pas que le bonheur ne peut passer que par les autres. Un bonheur seul dans une mer de souffrance n'est pas complet.

Oui, il arrive aussi à certains de prendre plaisir à faire du mal aux autres. Mais ceux-ci confondent plaisir et bonheur, et quand ils feront l'amère découverte de la différence entre ces deux concepts, le prix de leurs erreurs sera suffisamment grand sans que j'y mette un surplus. Alors j'essaies de ne pas le faire.

Je crois que la meilleure position de l'âme que j'ai pu prendre à date est ce regard envers les autres, même envers ceux qui me font du mal, consciemment ou non. Cette position me permet de mieux comprendre et me rend moins vulnérable émotivement aux attaques des autres.

N'allez surtout pas croire que j'applique ceci avec succès à l'ensemble de ma vie. Mais j'essaies, tant bien que mal. Et quand je réussis, c'est tellement plus facile...